Au revoir Maître
Article mis en ligne le 30 septembre 2008
dernière modification le 27 octobre 2013
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Pour certains êtres humains, nous avons tendance à oublier qu’ils sont mortels. Leur attitude, tout le long de leur vie, nous les rend invulnérables.

Au fil du temps, malgré l’âge ou la maladie, nous pensons, compte tenu de l’esprit de résistance qui ne les a jamais quittés, qu’aucun des aléas de la vie ne les fera chuter.

C’est aussi, égoïstement, une façon de se rassurer. Nous avons horreur du vide, surtout face à cette société inhumaine, où il est important de pouvoir compter sur des rocs d’intégrité et de respect des droits de l’homme.

La question surgit alors : mais qui leur succédera ?

C’est le cas pour Jean-Jacques de Felice : le 27 juillet,

à quatre-vingts ans, il a lâché prise.

Il n’a pu rester de ce monde pour entendre (espérons que quand paraîtra ce texte, c’est ce qui se passera) que Marina Petrella est sortie des griffes d’un arbitraire absurde et criminel.

Comme l’a évoqué le collectif de réfugiés italiens :

« Vivant, il ne nous aurait jamais quittés. »

L’hommage à lui rendre - et toutes les associations

où il a milité l’ont manifesté lors de ses obsèques -, c’est de poursuivre les différents combats qu’il a menés en n’oubliant jamais son respect total de l’autre.

Le prochain UP rappellera des moments partagés ensemble pour la défense des objecteurs de conscience, dans le cadre du premier de tous les droits, celui du refus de tuer.

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