« Ils vont arrêter la bombe » avec Gilbert Nicolas.
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« Celui qui ne sait pas est un imbécile. Celui qui sait et qui ne fait rien est un criminel ! ». Gilbert Nicolas, 84 ans aujourd´hui, rappelle cette formule, que l´on doit à Bertolt Brecht, au début du très bon documentaire de François Reinhart : « Ils vont arrêter la bombe ». Inspiré par le livre « Un bateau nommé liberté » le film (diffusé en 2017 sur France O, en 2018 sur Public Sénat et toujours visible en replay sur la chaîne de la TNT) est un document essentiel pour tous ceux qui s’intéressent à ce que furent les désastreux essais nucléaires français dans le Pacifique.

FILMÉ dans sa maison de Quimper, notre ami pacifiste Gilbert Nicolas explique comment le discours de Jean Rostand sur les dangers de l’atome l’a déterminé à s’engager contre l’arme nucléaire. Il décide de rejoindre en Nouvelle-Zélande l’équipage du capitaine David Moodie sur le FRI (Liberté en danois).Il écrit : « Il est important qu’un Français soit à bord de ce bateau » pour s’opposer aux essais nucléaires en atmosphère de l’armée française sur l’atoll de Mururoa.
Le réalisateur François Reinhart retrace dans son documentaire « Ils vont arrêter la bombe » l’histoire de la force de dissuasion française avec des archives intéressantes. Il retrouve et interroge les principaux protagonistes de cette épopée : David Moodie, qui entretient encore aujourd’hui la carcasse du FRI dans le port de Svendborg au Danemark, le réalisateur Alister Barry qui s’embarque pour faire les images de cette aventure, Bruno Barrillot, cofondateur de l’Observatoire des armements en 1984 (malheureusement mort à Papeete le 25 mars 2017) et aussi les habitants de l’atoll de Tureia, qui ont été contaminés par les essais : ils sont menacés, encore aujourd’hui, par un tsunami que pourrait provoquer l’effondrement de l’atoll de Mururoa.
La flottille contestataire, partie de Nouvelle-Zélande, connaît de nombreuses avaries. Seul le FRI poursuit sa route et pénètre dans le lagon interdit de Mururoa avec l’intention d’empêcher la France de procéder à un essai nucléaire. Le directeur du journal L’Express Jean-Jacques Servan-Schreiber lance l’idée d’une Brigade de la paix. Ce nouveau bateau part de Nouvelle-Zélande avec à son bord le général de la Bollardière pour rejoindre le FRI. En difficultés pour repérer ce navire le capitaine du FRI David Moodie propose de demander de l’aide à une frégate affrétée par l’armée néo-zélandaise. Antimilitariste jusqu’au bout, Gilbert Nicolas s’oppose à la prise de contact avec des militaires. Il obtient satisfaction auprès de l’équipage. Finalement les deux bateaux parviennent à se rejoindre. Le FRI sera arraisonné illégalement dans les eaux internationales par la marine française et l’équipage sera jeté en prison.
Gilbert Nicolas a eu la bonne idée de commenter seul avec la journaliste le film dans le cadre de l’émission « Un monde en docs ». Il a refusé d’être en présence des défenseurs de l’arme atomique française. Il a eu raison. C’est Patrice Bouveret, responsable de l’Observatoire des armements, qui a dû affronter sur le plateau les propagandistes de la dissuasion nucléaire.

Bernard Baissat


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