Attentats à Paris
Article mis en ligne le 30 novembre 2015

par GY
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Les Amis de Louis Lecoin, groupe associé à l’Internationale des Résistants à la Guerre, ont appris avec épouvante les attentats du vendredi 13 novembre 2015 à Paris. Une fois encore la société civile paie un lourd tribu face à une violence aveugle. Ces lâches attaques nous révulsent et nous tenons à dire toute notre compassion aux victimes, à leurs familles et leurs proches.
Quand l’esprit, le cœur et l’intelligence quittent l’être humain, les fanatismes prennent toute la place et c’est la violence qui entre en scène. Cette violence que nous retrouvons bien sûr chez les terroristes, mais aussi au niveau de cette société qui fait des guerres pour la protection hypocrite de « nos intérêts », sous couvert de défense de « nos valeurs ». (Pour en savoir plus sur nos hypocrisies, lire sur le site de l’Union pacifiste le texte de Pascal Dereudre intitulé : « Monsieur le Président je vous fais une lettre que vous lirez peut-être »).
Les pouvoirs en place se servent de l’émotion des Français, naturelle et légitime, et de celle d’une grande partie de l’humanité pour parler d’unité nationale : ils veulent emmener le peuple vers l’état de guerre. Ils se servent des émotions de peur, de colère et de tristesse pour créer un conditionnement et faire accepter par le peuple ce que, en temps normal, il refuserait : la guerre ! Avant d’être Français, nous sommes des êtres humains et toute violence est exécrable. Il y a dans le monde des endroits où de tels attentats prolifèrent au détriment de personnes innocentes. La veille, 12 novembre, révèle le Canard Enchaîné, deux kamikazes se font exploser dans la banlieue sud de Beyrouth : ils tuent 43 personnes, en blessent 230 !
Comme le disait Gandhi : « La violence n’est pas la solution, elle est le problème. » Dans les années 1980, des chercheurs de l’université de Princeton (États-Unis), pendant la guerre israélo-libanaise, ont réalisé le « Projet pour la Paix au Proche-Orient ». Des personnes entraînées à ressentir le sentiment de paix, sont allées dans des zones de guerre, faisant comme si la paix était réalisée, sans juger ni la guerre, ni les combattants des deux bords. Chaque fois qu’elles pratiquaient, la paix s’installait : les activités terroristes cessaient et les crimes contre la personne diminuaient. Quand ces chercheurs arrêtaient d’exprimer leur sentiment de paix, tout redevenait « normal » et les statistiques de violence repartaient à la hausse ! À plusieurs reprises, ils répétèrent cette expérience, avec toujours le même résultat. Après dix ans, ils trouvèrent qu’un nombre réduit de personnes suffisait pour changer les évènements (environ une pour dix mille). Journal of conflict Résolution. Décembre 1988. N° 4
Nous pouvons être chacun acteur de paix. Ne remettons pas notre propre responsabilité à des dirigeants qui, par leurs décisions, nous ont menés dans cette impasse qu’est une guerre. Il faudra bien un jour oser la paix avec des moyens pacifiques.

Les Amis de Louis Lecoin

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