« C’est ça la guerre, n’oubliez jamais ! »
Festival littéraire et artistique de Champtin
Article mis en ligne le 15 septembre 2014

par la webmestre
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Le Cher anar

Du 8 au 12 août 2014, le Sancerrois et le Saint-Amandois ont vécu à l’heure des réfractaires aux discours officiels et mensongers du centenaire de 14-18. À l’initiative de Nathalie-Noëlle Rimlinger, un stage de lecture et chant du Festival littéraire et artistique de Champtin (environ dix intervenants), près de Sancerre, s’est métamorphosé en une tournée de débourrage de crânes et de résistance à la guerre.

LE BAR associatif du Coin, à la tour de Vesvre (18258 Neuvy-les-deux-Clochers) a accueilli la première lecture spectacle, avec une précieuse chaleur humaine : nos amis y ont trouvé un auditoire militant, conquis et attentif, malgré une pluie d’été qui tambourinait comme un régiment de fantassins en déplacement.

Le samedi 9 août, l’unique café librairie de Sancerre, lieu touristique et pinardier sur un piton dominant la Loire, accueillait l’équipe pour une deuxième prestation, avec un public plus restreint, mais qui a pu passionnément s’exprimer au cours du débat qui a suivi sur les pacifistes en 1914.

Le lendemain, c’était au tour du bistrot Chez les filles, du village de potiers de La Borne d’Henrichemont (qui mériterait son inscription au patrimoine de l’Unesco), de servir de cadre à ces merveilleuses lectures. Nonobstant la présence de piliers de comptoir accro aux boissons militaristes si fortement remises au goût du jour par le FN, la qualité du jeu des lecteurs et lectrices a pu électriser d’anciens pacifistes et de très jeunes libertaires.

Le lundi 11 août, les Amis de Louis Lecoin avaient réquisitionné une superbe grange à Saint-Amand-Montrond pour une soirée mémorable, conviviale et dense, qui marquait la fin de la tournée pour le « conférencier » de l’UPF. Afin de les remercier de leurs talentueux engagements à partir de ces beaux textes [1], les membres de l’équipe se sont même vus « décorés » du fusil brisé, insigne de l’Internationale des résistants à la guerre !

Ce festival hors des canons habituels se serait terminé en beauté les jours suivants dans les superbes vignes du Champtin, qui, d’après certains échos, pour le coup (de coude) n’avaient plus rien à envier à celles du Seigneur…

René Burget

Notes :

[1« C’est ça la guerre, n’oubliez jamais ! » éditions de Champtin, 181, avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris, 12,50 € port inclus, 48 p.

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