Fermons Eurosatory
Article mis en ligne le 2 juillet 2014
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Du 16 au 20 Juin s’est déroulé, à Paris Villepinte, le salon bisannuel Eurosatory. Cette foire internationale sert de supermarché des armes de mort. C’est là où l’on se donne les moyens des guerres et des crimes de demain. Même si nous n’étions pas assez nombreux pour perturber le fonctionnement d’un tel évènement, les nombreuses manifestations pacifistes qui ont émaillé cette odieuse édition 2014 nous donnent espoir et confiance.

Tout d’abord grâce à la pétition du Collectif Non Eurosatory* qui a réuni près de 2 000 signatures. Ce chiffre paraît modeste au regard de l’enjeu, mais, en comparaison de la centaine de signatures de la pétition 2012, cela représente un véritable encouragement. Destinée au président de la République François Hollande et au ministre de la Défense Jean–Yves Le Drian, cette pétition vise à fermer l’Eurosatory et à créer les conditions d’un vrai débat public sur le désarmement, étant donné la place que tient la France dans cette branche ruineuse et mortifère de l’industrie.

Jeudi 12 juin.

La délégation composée de Josette Gazzaniga (Mouvement international de la réconciliation), de Jacques Gaillot et Maurice Montet (Union pacifiste de France) a remis cette pétition à l’Élysée. La dizaine de manifestants présents et munis, pour l’occasion, de banderoles pacifistes n’a pas été autorisée par la police à les suivre.

Du 16 au 20 juin.

Paris Villepinte - Salon Eurosatory. La grande présence militante, à l’ouverture, le lundi 16 juin, a permis de faire un barrage filtrant sous la forme d’un die in (méthode de protestation non violente qui consiste à simuler un cadavre couché au sol). Pour accéder au salon, il en a coûté aux businessmen de la mort de chevaucher leurs futures victimes. Tout au long de la semaine, les membres du Collectif Non Eurosatory se sont relayés sur place pour rappeler aux représentants de l’industrie militaire que nous ne cautionnons pas leur activité.

Mardi 18 juin.

Paris Villepinte - Salon Eurosatory. Des membres du collectif Stop Armes et Boycott, Désinvestissement et Sanctions ont réussi à perturber de façon non violente le stand israélien par le jet de boules puantes et en scandant : « Justice en Palestine ! »,
« Boycott Israël ! ». Par ces actions, ces deux collectifs voulaient sanctionner la présence d’Israël, dont les crimes de guerre, notamment ceux de l’opération « Plomb durci » en 2008, restent impunis.

Mardi 18 juin.

L’hôtel des Invalides était réservé pour le banquet des marchands d’Eurosatory afin qu’ils célèbrent les contrats signés ou à venir. Nous étions une centaine de participants, de plusieurs nationalités (belge, anglaise, suisse, italienne…) et de collectifs différents pour tenter de perturber le banquet des profiteurs de guerre. Nous avons réussi à nous approcher devant l’entrée. La police n’ayant plus d’autres moyens que d’essayer de nous cacher par ses fourgons, nous avons pu témoigner toute notre indignation aux délégations présentes. Plusieurs médias ont couvert l’événement, la Télé libre, Libération, Télé bocal, Politis, Line Info (les vidéos sont accessibles sur Internet, liens sur le site Internet de l’UPF [1]). La dispersion s’est faite dans le calme et la bonne humeur, l’ambiance étant assurée par la BAC - Brigade activiste des clowns et le Collectif des engraineurs.
Il nous faut maintenant profiter du dynamisme de tous ces rassemblements, sans attendre l’édition 2016, pour proposer une alternative. Grâce à l’engagement de chacun, nous pourrons égaler les 1 000 manifestants pacifistes lors des éditions du DSEI de Londres (équivalent anglais de l’Eurosatory) et, ainsi, créer un vrai débat sur la démilitarisation et le désarmement unilatéral.

Tristan Philippot

Notes :

Actus



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