Motion de soutien au Cabinda
Article mis en ligne le 20 octobre 2005

par GY
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RÉUNIE en congrès à Saint-Chamond les 1er & 2 octobre 2005,

l’Union pacifiste, section française de l’Internationale des résistants à la guerre (IRG), interpelle la Communauté internationale sur la militarisation accrue dans la province angolaise du Cabinda, sur la main mise de la compagnie pétrolière américaine Chevron Texaco et sur la marée noire quotidienne du fleuve Congo qui en résulte.

L’Union pacifiste rappelle qu’aujourd’hui, l’enclave du Cabinda est la région au monde comptant le plus de soldats au m2, soit un militaire pour dix habitants. La population civile, en plus de l’extrême pauvreté dans laquelle elle vit, est confrontée aux exactions des Forces armées angolaises (FAA) et des milices employées par Chevron Texaco.

Condamnant la pollution continue du fleuve Congo et la famine qui en résulte chez les communautés de pécheurs, l’Union pacifiste demande que l’entreprise Chevron Texaco applique les mesures de sécurité environnementales propres à l’extraction du pétrole, identiques à celles de ses stations de pompage aux États-Unis.

Elle soutient Mpalabanda, association civique non-violente, en lutte contre la guerre, la corruption et l’oppression, strictement indépendante du Front de libération de l’enclave de Cabinda (mouvement séparatiste armé).

Elle dénonce les menaces de mort et les tentatives d’assassinats à l’encontre d’Agostihno Chicaïa et du père Georges Casimiro Congo, animateurs de Mpalabanda, ainsi que l’interdiction faite à ses militants de quitter la province de Cabinda (mesure qui rend difficile, entre autres, tout accès aux soins).

Elle attire solennellement l’attention tant de M. Anibal Rocha, gouverneur de la province, que du président angolais, M. José Eduardo dos Santos, sur leur obligation de maintenir dans la légalité l’association pacifiste Mpalabanda et de garantir la sécurité de ses membres.

Elle appelle les associations concernées (ACAT, Survie, Greenpeace, Amnesty, etc.) à créer un mouvement international de pression, pour obliger le gouvernement angolais et l’entreprise Chevron Texaco, à redistribuer et réinvestir les richesses issues de la manne pétrolière dans des infrastructures de premières nécessités (écoles, hôpitaux, routes, etc.), afin de respecter la population cabindaise.

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