Le Cabinda et l’Angola accèdent à l’indépendance en 1975, après une lutte longue et sanglante commencée en 1961. S’ensuit une guerre civile entre le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA), marxiste-léniniste, soutenu par le bloc de l’Est (via Cuba), au pouvoir depuis 1976, et l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (Unita), soutenu par les Occidentaux et la CIA (via l’Afrique du Sud et le Zaïre de Mobutu). La guerre prend fin en 2002, après la mort du leader de l’Unita, Jonas Savimbi.
En juillet 2004, Mpalabanda mobilisa la population pour une manifestation pacifiste, à laquelle participèrent 15 000 personnes. Il en résulta que l’organisation obtint la reconnaissance du thème des droits de l’homme mais, également, ouvrit des possibilités d’action non-violente à la conscience de la population. Le 30 janvier 2005, c’est 60 000 personnes qui répondaient à son appel contre la violence et la guerre.
L’or noir, une malédiction pour la population du Cabinda. L’Angola est un des premiers producteurs de pétrole en Afrique, après le Nigeria, la Libye et l’Algérie ; avec 1,15 millions de barils par jour. Question : y a-t-il un seul de ces pays qui ne soit pas cité dans le rapport annuel d’Amnesty international ?
La société américaine Chevron Texaco exploite le pétrole sans aucun respect pour l’environnement et dans le mépris le plus total des règles internationales. Le fleuve Congo subit une véritable marée noire quotidienne qui tue les poissons. Les populations qui vivent en aval sont des pêcheurs qui se voient ainsi condamnés à la famine ou à l’exil, dans l’ignorance la plus totale de la communauté internationale.