« Les plus hautes autorités de l’Etat ont fait le choix de jeter à la vindicte publique des catégories entières de population : Gens du voyage accusés comme les étrangers d’être des fauteurs de troubles, Français d’origine étrangère sur lesquels pèserait la menace d’être déchus de leur nationalité, parents d’enfants délinquants, etc. Voici que le président de la République accrédite aussi les vieux mensonges d’une immigration coûteuse et assimilée à la délinquance, et offre ainsi à la stigmatisation des millions de personnes en raison de leur origine ou de leur situation sociale.
Ce qui est à l’œuvre dans cette démarche ne s’inscrit pas dans le débat légitime, dans une démocratie, sur la manière d’assurer la sûreté républicaine. Le nécessaire respect de l’ordre public n’a pas à être utilisé pour créer des distinctions entre les habitants de ce pays et désigner des boucs émissaires. Ni pour instituer des peines de prison automatiques, contraires aux principes fondamentaux du droit pénal, à l’indépendance de la justice et à l’individualisation des peines.
La Constitution de la France, République laïque, démocratique et sociale, assure « l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ».
Nul, pas plus les élus de la nation que quiconque, n’a le droit de fouler au pied la Constitution et les principes les plus fondamentaux de la République.
Notre conscience nous interdit de nous taire et de laisser faire ce qui conduit à mettre en péril la paix civile.
Nous appelons à une manifestation le samedi 4 septembre 2010, place de la République à Paris, à 14h00, et partout en France, afin de fêter le 140e anniversaire d’une République que nous voulons plus que jamais, libre, égale et fraternelle. »
http://nonalapolitiquedupilori.org/
Le congrès commencera samedi à 14 heures.
Dimanche, reprise à 10 heures avec les campagnes UPF pour 2011.
Vote des motions programmé l’après-midi et clôture à 16 heures.
L’UPF avait rencontré Malalaï Joya à Strasbourg, en avril 2009, lors de la conférence du contre-sommet de l’Otan. Matthis Chiroux, déserteur américain de la guerre d’Afghanistan, lui déclarait : « Je suis désolé pour la violence que mon armée a fait subir à votre peuple. Je veux demander pardon pour le rôle que j’ai joué dans cette occupation. »
Malalaï Joya lui répondait : « Merci mon cher frère. C’est votre gouvernement qui doit faire des excuses. Il vous trompe. »
Voici des éclaircissements sur la situation réelle en Afghanistan.
La suite ici (fichier pdf)
Union Pacifiste
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